Le saviez-vous ? Le chakra du coeur est une énergie féminine.
- Marielle Campanella

- 4 mai
- 5 min de lecture
Le cœur bat bien avant que le cerveau ne pense.
Il ressent bien avant que les mots n'arrivent.
Et si cette intelligence-là, ancienne, profonde, féminine,
était précisément celle dont le monde a besoin aujourd'hui ?
Au centre du cœur existe un monde infini, qui relie le ciel et la terre, le masculin et le féminin, le visible et l’invisible et qui les rayonne. Le cœur est le pont entre ces dimensions pour les unifier et se délier de la dualité.
C’est par le cœur que passe la compréhension des processus de la vie, dans une unification entre la matière de la vie et la spiritualité. Il permet d’être en relation sereine avec l’extérieur, mais surtout avec soi-même.
Pourquoi le chakra du cœur est-il une énergie féminine ? Parce qu’il représente l’amour sous toutes ses formes et l’amour est une énergie féminine.
Le cœur est également l’organe de la vie, tout comme l’énergie féminine est l’énergie de la vie et de la création.
Mais qu’est-ce que l’énergie féminine ?
Présente naturellement chez les femmes, comme chez les hommes, elle est tout ce qui vit à l’intérieur de nous et rayonne vers l’extérieur : l’amour, la douceur, l’intuition, l’accueil, la patience, la bienveillance, l’empathie, la fluidité, le calme, la sérénité, l’ouverture et l’introspection.
Subtile et intimement reliée au monde invisible, elle est la représentation de l’ÊTRE et du RECEVOIR.
Quant au féminin blessé, il se perçoit par la soumission, la victimisation, la manipulation, le jugement et la critique.
Et l’énergie masculine ?
Associée au visible, au FAIRE et au DONNER, elle représente la matière, l’action, la sécurité, la protection, la logique, l’expression, la volonté, le courage, la discipline, la stabilité, la clarté, la force et la responsabilité.
Dans sa forme blessée, elle devient destruction, domination, abus, contrôle, agression, compétition et lâcheté.
Ces deux énergies ne s’opposent pas, elles se complètent et fusionnent dans une danse harmonieuse et joyeuse qui ouvre la voie à une nouvelle humanité.
L’énergie féminine réduite au silence depuis des millénaires
Durant cette ère du patriarcat, l’énergie du cœur a été retirée au cœur de l’humanité. Les hommes ont été coupés de toute notion d’amour, enfermés dans leur masculin blessé : abus sous toutes ses formes, guerre, colère, domination, performance, concurrence. Pour mener ce combat, ils ont mis en avant leur mental et leur soif de pouvoir, en réprimant toute émotion.
Ce déséquilibre a engendré des femmes soumises, paralysées par la peur, dans l’impossibilité de prendre leur juste place, réduites à servir et à être utilisées comme des objets. Elles aussi se sont coupées de leur cœur, emprisonnées dans l’impuissance et la résignation.
Hommes et femmes, séparés l’un de l’autre, sont ainsi restés figés dans leur propre souffrance et dans la dualité.
De plus, durant ces millénaires, l’humanité a visité sa part d’ombre sans scrupule, sans conscience et sans limites.
Aujourd’hui, elle est invitée à se libérer de cette dualité et à visiter sa part de lumière, pour que ces deux énergies, ombre et lumière, dansent ensemble en pleine conscience et offrent un véritable équilibre.
Cette période patriarcale n’est pas une accusation envers les hommes. Elle a été nécessaire pour que l’humanité reprenne son pouvoir et aspire à réunifier l’homme et la femme, guéris de leurs propres blessures et enfin capables de se rencontrer au niveau du cœur.
Le rôle de la femme : la porte du renouveau
Même si les hommes portent en eux cette énergie féminine, la femme, par sa nature profonde, a un rôle primordial à jouer. Elle a à intégrer en elle cette énergie de guérison pour la faire rayonner.
Le féminin blessé ne guérit pas par la colère
De nombreuses femmes souhaitent que les hommes les rejoignent dans ce chemin intérieur et s’étonnent de l’absence de parité dans les accompagnements dédiés au bien-être et l’évolution personnelle.
Mais pour accueillir réellement l’homme, la femme a d’abord besoin de se libérer de ses propres blessures, celles liées aux abus, à la soumission, à l’injustice vécue. Elle a besoin de pardonner, et avant tout, de se pardonner elle-même. Elle a besoin de se sentir en sécurité avec elle-même, sans reporter cette responsabilité sur les épaules des hommes.
Pour faire entendre leur voix et leurs droits, de nombreuses femmes sont descendues dans la rue, exprimant une colère légitime. Ces mouvements ont été précieux et sont à respecter : ils ont contribué à faire évoluer la place de la femme dans le monde.Toutefois, en les observant, les femmes mobilisent souvent le masculin blessé, car elles n’ont pas encore pleinement conscience de la puissance immense de leur énergie féminine. Or c’est précisément là que réside leur force la plus profonde.
Concrètement comment se manifeste la puissance du féminin ?
La puissance du féminin réside justement dans la puissance du cœur.
Une femme dans sa puissance est liberté, amour, douceur, accueil, intuition, fluidité et guérison. Elle ne laisse plus son pouvoir à l’extérieur et prend la responsabilité de ses actes et de ses émotions.
Elle n’a ni peur ni attente, plus rien ne peut avoir d’emprise sur elle.
Dans cette sagesse, elle pose un regard d’amour sur les femmes comme sur les hommes. La domination, la vengeance, et la lutte ne l’intéressent pas : elle rayonne sa souveraineté, touche peu à peu le cœur de son entourage, tout en sachant poser ses limites avec sérénité et respect.
Nous sommes dans une période clé : le cœur reprend son pouvoir
La vie est créatrice. La femme est créatrice de la vie.
Cette nouvelle humanité en émergence pourra prendre sa juste place grâce à la femme. Et tout commence par l’amour de soi.
En tant que femmes, nous avons été conditionnées à toujours donner, l’expression même « donner la vie » en témoigne.
Mais qu’en est-il du recevoir ?
Il existe un déséquilibre profond : la femme a appris à donner vers l’extérieur bien plus qu’à elle-même. Or on ne peut offrir abondamment que ce que l’on s’accorde à soi-même, faute de quoi on donne à vide et on s’épuise.
La femme a donc besoin de réapprendre à recevoir, à retrouver un équilibre intérieur entre le donner et le recevoir, entre ses énergies féminine et masculine.
Sa responsabilité est de se reconnecter à son corps, de l’habiter pleinement, de mettre son cœur à son service afin d’agir en conscience.
Plus la femme révèle sa puissance féminine, plus elle peut accueillir l’homme avec bienveillance et douceur. Dans sa plus grande sagesse, elle a la capacité de lui montrer le chemin du cœur, sans aucune volonté de supériorité.
L’émergence d’une nouvelle humanité commence ici
Nous venons de loin, et peu de femmes sont pleinement ancrées dans leur puissance féminine. Mais l’essentiel est de savoir que c’est possible et d’avoir la volonté de s’y engager.
C’est pourquoi il est précieux que nous continuions à nous réunir, à créer des espaces de rencontre, de partage et de lien, à nous faire accompagner pour incarner cette puissance.
Car voici ce que l’histoire a longtemps tu : le monde changera quand la femme se souviendra de qui elle est, et qu’elle cessera de chercher sa légitimité à l’extérieur pour la trouver là où elle a toujours été : au cœur de sa puissance féminine.
Une femme après l’autre, en nous choisissant nous-mêmes, nous créons un monde nouveau.
Et le cœur reprend sa juste place. Dans la douceur souveraine de celles qui se sont enfin choisies.
Marielle Campanella
Article publié dans la revue Recto-Verseau du mois de mai 2026






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